"Une volonté d'épurer pour tenter d'arriver à l'essentiel"

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Nous vous proposons de voyager au delà de votre propre enveloppe, quelquefois dans votre subconscient. Laissez vous bercer, envahir par vos perceptions, par vos émotions et alors le voyage peut commencer.

 

La technique (dessin, forme …) n’est qu’un vecteur de la transcription qui apparaît sur un support (papier, toile, kraft, rue, palissade…..) mais celle-ci n’est rien qu’une composante. Oublier le rationnel, entrez en vous, laissez vous guider par les lignes, les courbes, les couleurs, l’invisible. Sachez qu’il existe toujours quelque chose derrière la porte.

 

Nous avons toujours voulu donner des explications sur le pourquoi, le comment, sur ce qui nous habite, nous hante, nous persécute, nous émeut, nous déplaît. Les créateurs transcrivent leurs émotions à un moment bien précis. Il reste entendu que la création est un des paramètres essentiels de l’existence. Sans elle, rien n’existerait.

Bon voyage…..

 

Texte de Pierre BASQUE

 

 

JEAN CHAUVIN, artiste peintre

 

J’ai commencé une formation académique au dessin et à la peinture à l’Académie de la Grande Chaumière à Montparnasse dès l’âge de 14 ans, puis à l’Académie Frochot à Montmartre.

 

Formé à la gravure à l’Ecole Estienne de 1951 à 1954, je fréquente les peintres abstraits de l’Ecole de Paris, communauté internationale de libre expression, et suis aussi élève dès sa fondation en 1955,de l’Académie Populaire d’Art Plastique,  présidée par Jean Bazaine( initiateur du non figuratif) et dirigée par Lucien Lautrec et Robert Lapoujade.

 

J’explore également le domaine de la photographie de 1960 à 1970 en participant à de très nombreuses  expositions nationales et internationales au sein de la Sté Française de Photographie à Paris et remporte plusieurs prix en France et à l’étranger, et notamment le 1er prix de photographie de la ville de Paris, la Coupe de Lutèce en 1967.

 

Je quitte Paris en 1970 pour m’installer en Seine-et-Marne à Moret-sur-Loing.

 

L’art abstrait me fascine, mais je suis surtout attiré par la tendance abstraite lyrique dont Zao Wou Ki que j’ai toujours admiré, a été un des plus grands chantres.

 

Cet art non figuratif ne cherche pas à représenter le visible, mais, par ses formes et ses couleurs, ses éclatements de matières, ses jaillissement de lumières et de perspectives en mouvement, à évoquer des émotions, des sentiments, des idées, des effets, des impressions.

 

C’est un esprit différent des œuvres figuratives car cette peinture est un espace de liberté ouvert à l’interprétation personnelle. Rien n’est imposé. On peut se laisser emporter par son imaginaire et y transposer sa propre vision de l’œuvre.

 

Mais évoluer du figuratif au non figuratif, se libérer du trait académique, s’affranchir de la figure et de la nature, contrairement à ce que l’on pourrait croire, n’est pas chose aisée ! Pour moi l’évolution a été longue, pleine de doutes, d’angoisses, de retours en arrière.

 

Après un long chemin d’apprentissages, de découvertes et de rencontres, j’ose enfin, dans les années 80, m’adonner pleinement et définitivement à l’abstraction.